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COMMENT GERER LES DISPUTES ENTRE FRERES

Gérer les disputes entre frères et soeurs
Publié le 30 septembre 2010 par admin
Réflexions inspirées du livre “10 Astuces de Parents pour gérer les disputes entre frères et soeurs” aux Editions Fleurus avec utilisation d’ extraits.

 

Les disputes entre frères et sœurs font partie intégrante de la vie de famille. Elles offrent aux enfants de multiples occasions de s’affronter, de la dispute anodine autour d’un dvd au conflit plus important.
Elles sont l’occasion d’exprimer souvent une frustration, une jalousie, un besoin de s’affirmer (attitude qu’on n’arrive pas à avoir à l’école…) un besoin de vérifier si on est ou non autant aimé que le frère ou la sœur.
Les enfants cherchent souvent à tester leur côte d’amour. Ce jeu est dangereux pour eux. Les trois quarts du temps, nous tombons chaque fois à côté. On intervient au premier degré et souvent mal : on entend que les choses se passent mal, on passe un œil au moment où l’un a la main sur l’autre ! On intervient illico presto sans même demander ce qui s’est passé auparavant. Si ça se trouve, l’enfant, ayant la pantoufle à la main, a enduré le martyre depuis le matin et au moment où enfin il réagit, on intervient en le jugeant mal. Or, il se joue un enjeu parfois très important qui nous est occulté par la violence du spectacle offert. Il  faut donc se retenir d’intervenir brutalement et de manière instinctive, violence rendue pour violence donnée. Essayer de comprendre la problématique qui se met ainsi en scène, surtout s’il y a récidive.
Nous, parents, nous nous  sentons bien souvent démunis, tristes face à ces relations conflictuelles. Parfois, elles nous rappellent des choses pénibles que nous avons vécu nous-mêmes jeunes, au risque de projeter sur nos enfants des difficultés imaginaires ou transgénérationnelles. Nous avons le réflexe naturel de nos parents dans nos interventions spontanées. Il faut que nous prenions du recul…

 

Nous aimerions tant que notre petite famille vive l’idéal culturel : le havre de paix où il fait bon se ressourcer…

 

La dispute, un passage nécessaire
Et si ces disputes étaient la scène où s’exerce leur personnalité, où ils s’entraînent pour la vie ? Et si elles étaient positives pour se construire ?
Elles sont l’occasion d’apprendre à partager, à dialoguer, à s’affirmer sans s’énerver…
Si vous êtes témoin de ce genre de contexte, alors, prenez du recul avec le conflit qui se déroule sous vos yeux. Laissez-faire.
A l’âge adulte, vous verrez qu’ils auront plaisir à se rappeler certaines situations et se provoqueront à nouveau pour se rappeler le bon vieux temps et en rire ensemble.
Par ailleurs, chaque famille a sa manière d’échanger. Chez certaines, le niveau sonore est très élevé ; certains pourraient  interpréter l’échange comme une dispute alors qu’il ne s’agit que d’une discussion animée…

 

La dispute au fil du temps
Petit, la dispute passe souvent par le geste ; on tape pour dire sa souffrance ou son désaccord.
On n’a pas forcément les mots pour se dire ce qu’on a sur le cœur. L’émotion qui ne peut se dire va directement commander le geste qui repousse, qui exprime la rage, qui tape et fait mal. J’ai mal et tu vas avoir mal à ton tour.
Quand on est petit, on adore jouer comme deux petits chiots. On commence par des petites chamailleries pour rire. On se provoque pour jouer.
Or, soudain, et le changement est aussi violent qu’immédiat, l’un des deux va passer de la connivence à la douleur, la colère, la violence. Que s’est-il passé ? Est-ce que tout d’un coup, ce qu’on vient de vivre en un quart de seconde angoisse, rappelle une situation pénible où un amalgame se crée ? Ce qui faisait rire tout à l’heure, fait mal maintenant. Le coup a été maladroitement donné ou un mouvement a fait que le coup n’a pas été reçu au même endroit… Et on bascule dans la bagarre.
Notre rôle est naturellement d’être les gardiens de leur sécurité physique, d’autant plus s’il y a un gros écart d’âge entre les protagonistes…
Ensuite, viendra le moment de comprendre ce qui s’est passé et de construire afin que cette situation ne se reproduise plus.

 

Voici donc 10 astuces pour vous aider parents :
1 – Repérer les causes des disputes pour les anticiper
. le soir, au retour de l’école ou du travail, tout le monde est fatigué. C’est le moment d’être très présent, complètement disponible pour eux. Une fois couchés, vous aurez du temps pour faire tout ce que vous souhaitiez. En leur accordant ce temps, vous allez en gagner ! Entre nous soit dit, c’est bien plus satisfaisant de donner de l’amour, de l’écoute, des câlins, un goûter, … que d’arbitrer, hurler, ordonner, réparer,… Leur faire poser leur journée avec ses joies et ses difficultés autour d’un bon goûter. Ils vont alors pouvoir décharger leurs contrariétés. Une fois mis en mots, le stress tombe.
Il est donc souhaitable d’organiser notre planning d’adulte autour du leur. Ca paraît astreignant mais nous sommes aussi gagnants qu’eux. Etant respectés dans leurs besoins et leurs rythmes, ils sont bien dans leur vie, paisibles et gais.
. Parfois, lorsque les enfants s’ennuient, ils recherchent de la compagnie pour pallier à leur mal être. Ils essaient d’attirer l’attention sur eux. Comme ils ne sont pas bien, leur manière de faire est dérangeante.
Il est important que chaque enfant ait son territoire, un espace dans la maison qui lui appartienne, où il peut se réfugier quand il a besoin d’être seul. Quand le frère ou la sœur a des problèmes, il en est isolé de fait. Je pense particulièrement au moment des devoirs le soir lorsqu’il y a des grands qui ont du travail et des petits qui n’en ont pas encore. Je pense aussi à la nécessité de respecter les rythmes, les temps de sommeil  et de repos, le soir ou le matin.

 

2- Se fixer un seuil d’intervention
. Il est bon de ne pas intervenir dès le déclenchement du conflit. Et quand on sent que c’est
assez, pourquoi ne pas venir en chuchotant : « dans cette maison, on ne parle pas plus
haut que ça ! »
. Intervenir avant qu’ils en passent aux mains
. Toutefois, il faudra veiller à ce que l’intervention ne dramatise pas l’événement

 

3 – Intervenir
. Chez les tout petits, comme ils ne peuvent mettre en mots leurs émotions, ils se jettent sur
le jouet convoité sans égard pour l’autre qui l’a entre les mains. L’intervention permettra
d’éviter certain danger.
. Chez les plus grands, des différences de stature peuvent rendre l’affrontement physique
dangereux ; l’intervention est donc aussi nécessaire…
. Ensuite, verbaliser : les coups peuvent être dangereux. La colère peut faire mal sans le
vouloir. Il existe forcément une autre manière de faire. Par exemple venir voir l’adulte pour
lui dire sa jalousie, son chagrin, sa frustration, sa colère…
. Confisquer ?
Deux enfants veulent le même jeu… Peut être que dans le moment de folie, confisquer est ce qui est le plus efficace. Mais ça n’apprend rien et si le jeu est ensuite remis en circulation, il est fort à parier que le problème se représentera. Certains jeux sont momentanément populaires dans une fratrie. Il suffit qu’ils deviennent le truc de l’un d’entre eux pour que ça devienne le truc de tous les enfants !…

 


4 – Prendre le temps de parler
Une fois, le calme revenu, il faut revenir sur ce qui s’est passé et en profiter pour apprendre à gérer cette situation de façon à ce que la solution paraisse équitable et évidente à l’avenir. Vous saurez que la solution est excellente lorsqu’il n’y a plus résurgence de disputes sur le même problème.
Les enfants adorent être acteurs de leur vie. Pour la confiance en soi et l’estime de soi c’est édifiant. Leur apprendre à dire leurs émotions, à dire leurs ressentis les aidera à se positionner avant que le problème n’existe. De fait, les conflits n’auront plus lieu.
. Conseils :
1- Au lieu de chercher le coupable, il vaut mieux essayer de comprendre quel est le véritable enjeu du problème. Parfois, tous les enfants impliqués se sentent victimes, même celui ou ceux qui en sont objectivement à l’origine. La vérité est qu’il(s) se sente(nt) frustré(s) de ne pas obtenir satisfaction naturellement. D’où leur ressenti de victime…

 

2- Il est difficile de bien intervenir « à chaud » ! Demander à chaque enfant d’aller retrouver son calme dans sa chambre. On cherchera à comprendre et régler le problème plus tard quand tout le monde aura retrouvé son calme.
Il est important de leur apprendre ce qui s’est passé dans l’esprit de l’autre. Il est important de leur apprendre à se mettre à la place de l’autre, de les amener à connaître l’autre…

 


5 – L’heure des réparations
. On leur demande souvent de se dire pardon. Ce mot correspond souvent seulement à deux
syllabes prononcées pour faire plaisir pour avoir la paix avec l’adulte mais pas avec le frère
ou la sœur. D’ailleurs, on entend bien dans le ton de la voix que l’enfant n’adhère pas à ses
excuses.
Je ne veux pas dire qu’il est inutile et non bienvenu (parfois au contraire, il est sincère et
l’occasion d’éprouver à nouveau toute son affection pour l’autre et son repentir. Il est
important afin que la famille évacue les mauvais moments vécus et signe la fin des
hostilités).
Je veux dire que parfois, il n’est pas suffisant. Quand un objet a été cassé ou que des paroles
particulièrement violentes ont été dites, un pardon prononcé du bout des lèvres n’allège
pas les cœurs lourds. Dans ce cas, que ce soit l’enfant qui a commis la bêtise ou celui qui
en est victime, il se vit un besoin de réparation.
. Comme on parle souvent des disputes, on pensera aussi à évoquer souvent la chance
d’avoir une fratrie. Les enfants uniques souvent déplorent leur manque de frère ou de
sœur. Je me souviens combien de fois je disais à mes deux filles combien elles avaient de
la chance de « s’avoir » toutes les deux pour sœur. L’une disait toujours NON et l’autre
disait toujours OUI. Or dans la vie, on a besoin de savoir dire les deux ; je leur disais
toujours vous êtes l’exemple parfait pour l’autre pour l’aider à grandir.

 

Un jour une psychologue contactée justement pour ces problèmes de disputes m’a
impressionnée. Elle a reçu chacune de mes filles. Elle m’a écoutée. Ensuite, elle a passé
deux ou trois séances à nous faire des compliments de chacune devant les deux autres. Et
les problèmes se sont dissous d’eux-mêmes. C’est toujours l’image du verre à moitié vide
ou à moitié plein… Au lieu de focaliser sur les disputes, appuyons sur les qualités de
chacun. Aidons-les à gérer leurs conflits et surtout éternisons-nous sur le bonheur
d’être ensemble.

 

6 – Punir ?
Je préfère le mot réparation plutôt que le mot punition. S’il en était une que j’accepterais
d’adopter ce serait celle-ci : les priver de jouer ensemble toute une après midi. Je suis
prête à gager d’ailleurs que nous serions obligés d’empêcher toutes les tentatives de
rapprochement…

 

7- Faire diversion
. Très souvent les enfants créent un problème car ils aimeraient qu’on s’occupe d’eux.
Supposons que ce matin-là ou ce jour-là vous soyez très occupé(e). Au lieu de stresser à
l’idée de faire ce que vous avez à faire et d’être dérangé(e) par les enfants, commencez par
vous occuper de chacun d’eux en leur faisant faire une petite activité absorbante : coloriage,
pâte à sel, …  activité qu’ils pourront poursuivre et qui canalisera leur énergie.

 

Si vous avez besoin d’un temps plus important, bien que je n’aime pas ce recours,
il est précieux : accordez-leur le temps de regarder un film.

 

De toute façon, les enfants réclament un temps d’écran. Ce jour-là, vous le placerez au
moment où vous en avez besoin.
. Un enfant à la fois : en observant bien nos enfants, nous savons que si tel enfant a cette moue, ou cette attitude, c’est qu’il(elle) est en manque… Aussi, nous allons l’inviter à venir à la cuisine par exemple pour lui faire battre les œufs ou « saucer » le fond du saladier où on a fait une pâte à gâteau. En répondant à ce besoin affectif, la cause du conflit s’estompe d’elle-même.
. Dans une famille, chacun a besoin d’une relation individuelle avec chacun. Ce tête à tête permet d’ailleurs non seulement d’échanger un moment privilégié, affectif mais aussi de mieux connaître son enfant et de mieux le guider pour le faire grandir. Par ailleurs, après une journée difficile, les enfants, fréquemment, transforment leur contrariété en agressivité et n’importe quel prétexte va mettre le feu à la maison. C’est alors qu’une parole valorisante, un gros câlin répareront la blessure cachée. Le sourire revenu, aucun orage ne planera dans le ciel de la famille.

 

8- Créer une bonne ambiance
. Adultes, parfois, nous sommes intransigeants sur chaque point négatif de nos enfants (en revendiquant, dans la Vie, il faut bien tout savoir faire ou on n’en est pas mort…. Alors on exige, on contraint sans demi-mesure).
Voici ce que nous avons fait dans notre famille : nous avions prévu un planning hebdomadaire des tâches quotidiennes pour chacun. Je me suis rendue compte qu’il y avait dérapage mais en même temps mes filles m’ont fait découvrir quelque chose de précieux : Marie aimait mettre la table. Delphine en revanche préférait aller chercher le courrier. Il ne faut pas croire chez nous que ce soit la « corvée » la plus agréable car nous avons 80 m d’une très grosse pente à gravir et puis il y a les jours ensoleillés et les autres.
J’étais contre la spécialisation des personnes à des tâches spécifiques ; mais je me suis rendue compte que l’harmonie familiale était à son maximum lorsque je laissais les filles échanger dans une heureuse connivence ce qu’elles avaient à faire
. Prendre l’habitude de souligner tous les progrès et toutes les belles choses vécues ou réalisées. Je me souviens, nous faisions ça le dimanche soir, à table. Nous faisions le point de la semaine en mangeant et nous nous réjouissions chacun pour chacun de nous dans la réussite personnelle des objectifs pris et atteints. Nous formulions ensuite d’autres objectifs pour la semaine suivante. Cette manière positive de vivre a envahi nos vies. Il est important de donner l’habitude aux enfants de tenir les rênes de leur vie. Du bien être de chacun dépend le bonheur de toute la famille
. Adultes, nous avons parfois « l’excellent » prétexte de la fatigue, du travail… des soucis… pour laisser aller, pour ne rien dire… Et puis, éclater tout d’un coup. Je pense que c’est un mauvais calcul. Même si au début, on est obligé « de s’y mettre », on y gagne largement. Car au lieu de perdre le peu d’énergie qui reste en une énorme colère, on va tout au contraire se ressourcer dans la joie du bonheur et de l’harmonie maintenus ou revenus…
. les rites familiaux propres à sa famille sont précieux, quelque chose d’unique que « pour entre soi »… Par exemple, chez nous, c’est le repas crêpes du dimanche soir. Pour d’autres famille, la maison de campagne le weekend…
. Le mythe de la famille qui nous habite secrètement est justement ce désir fort de constituer une tribu solidaire, apte à résister aux difficultés de la Vie.

 

9- Prendre du recul
. Les enfants ont parfois du mal à « trouver » leur place. Derrière cette remarque est sous-
entendu parfois : je préfèrerai être l’aîné ou le dernier, ça a l’air nettement mieux !
Chez nous, régulièrement, depuis fort longtemps, étape après étape, nous avons mis en
mots les avantages et les inconvénients de chaque rang dans la fratrie. Combien de fois, les
filles ont fait de grandes découvertes…
. En écoutant bien ses enfants, en leur accordant le temps et l’attention nécessaires, de  
nombreux problèmes ne vont même plus se poser. En effet, les conflits surviennent
souvent quand les enfants réagissent à des règles désuètes, qui ne correspondent plus aux
besoins actuels, ou à des principes justes aux yeux des parents, mais complètement à côté
des besoins des jeunes !
. Adultes nous devons nous poser des questions : nos enfants nous renvoient une image
fidèle de nos comportements ou de nos réactions. Ils reproduisent les attitudes parentales
qui elles- mêmes sont la reproduction de nos propres parents… D’où l’importance, de
prendre du recul par rapport à l’éducation que nous avons reçue et de faire nos propres
choix pour celle de nos enfants. Nous sommes responsables du maillon intermédiaire que
nous sommes entre ce dont nous avons hérité de nos parents et ce que nous transmettons
à nos enfants. A nous de transmettre le meilleur et d’améliorer ce qui nécessite de l’être.

 


10- Savoir passer le relais
Il arrive souvent, au fil du temps, en raison de stress professionnels ou personnels que la Maman ou le Papa ne se sente pas très disponible, facilement stressé(e)et « irritable ». C’est bien humain…
La sagesse alors est de passer le relais à son conjoint.
Par ailleurs, lorsque l’un des deux parents travaille loin, ne rentrant que le weekend, ou se déplace ponctuellement de temps en temps, il est important que l’adulte restant à la maison fasse le lien. Le parent absent va revêtir un rôle important d’arbitrage dans le compte rendu et la transmission des informations concernant les enfants.
Quand un enfant promet au téléphone, sa parole l’engage…
Les grands-parents, s’ils ont des relations harmonieuses avec leurs enfants peuvent être un relais précieux.
Dans quelques cas, le relais sera peut être un coach ou un psychologue

 

Conclusion :Conclusion :
En guise de conclusion, la dispute, parce qu’elle est langage, parce qu’elle est signe de vie, offre à toute la famille l’occasion de dialoguer et d’apprendre. Elle invite parents et enfants à mieux se connaître pour construire ensemble une vraie famille, loin de cette image lisse et sans relief dont nous rêvons.
Ce cheminement en famille est également très enrichissant pour l’éducation à la vie sociale des enfants

 

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