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LE DIVORCE

Le Divorce, un Fléau ?
Par Thérèse Zrihen-Dvir

La fin du deuxième siècle et le début du troisième seront marqués surtout par l’effilochage, voir la désintégration du concept mariage. Plus nous avançons vers le modernisme, plus l’union maritale, l’enfantement, comme nombre d’aspects d’ailleurs, semblent perdre sérieusement pied. Avec l’émancipation de la femme et sa liberté financière, l’équilibre qui existait dans le noyau familial s’est altéré, la hiérarchie s’est décomposée, et la répartition logique des responsabilités a viré de trajectoire, détruisant la saine gravitation qui existait ultérieurement.
Pourtant beaucoup d’entre nous se poseront la question : Qu’est-il advenu de ces couples qui s’aimaient tant et avaient décidé d’unir leurs vies devant D-ieu et devant les hommes, et bâtir un foyer avec beaucoup d’enfants?
Quelque chose de grave, d’instinctive, s’est imperceptiblement instaurée entre eux: ils ont appris à s’orchestrer avec leurs besoins, leurs désirs et aspirations et à ne plus les méconnaître. Ils refusent les compromis, les concessions et témoignent une avidité que leur amour/attraction initial l’un envers l’autre avait temporairement éclipsée.
On constate que la majorité des couples divorcés récemment sont des quinquagénaires. Étrange? Pas tellement! Ces couples se sont mariés, soit par amour, soit par convenance et se sont dédiés entièrement à la création d’une famille à laquelle ils voueront leurs plus belles années. Le mari, comme la femme ont travaillés d’arrache pied pour s’acheter un logement, garantir l’éducation de leurs enfants, leur creuser un chemin dans leur société, les suivre dans leurs évolutions, et finalement les caser. Une fois les oiseaux hors du nid, le couple, alourdi par le poids des ans, le labeur assidu, les conflits permanents pour maintenir une vie sociale plus ou moins convenable, se découvre enfin et cherche à respecter ses instincts.
Ils ne sont plus ces deux jeunes gens au zénith de leur épanouissement, alertes, beaux, défiants, enjoués et intrigants. Ils ont pris de l’âge. L’homme s’est encombré d’un estomac rond et gênant tandis que sa belle tignasse d’antan a été remplacée par quelques tifs gris clairsemés sur ses tempes. La femme, qui ressemblait à une jolie petite biche, s’est appâtée, ridée, et ses doigts fins d’antan ressemblent aujourd’hui à des boudins. Tous les deux sont grincheux, manquent de patience l’un envers l’autre, et l’attraction physique et spirituelle qu’ils avaient éprouvée lors de leurs premières années de mariage, s’est tirée par la fenêtre.
Ils n’avaient pas eu le temps de remarquer ces changements subtils qui se sont opérés en eux tant ils étaient accaparés par leur train de vie accablant. L’entaille qui s’élargissait à vue d’œil s’était déjà approfondie, à leur insu, quelques années seulement après la naissance de leur aîné. Ce qui avait momentanément ralenti la chute de leur union, c’étaient leurs obligations, leurs occupations, leurs dettes et leur pénurie de temps libre. Le soir quand ils retournaient de leur travail, ils étaient trop exténués et déprimés pour initier un tant soit peu de romance et maintenir une flamme agonisante par manque d’alimentation.
Et ainsi, le mariage part à la dérive. Morne, lui se murera dans le silence, lira son journal devant l’écran de la télévision et ne posera que de très rares questions. Elle, délaissée, se terrera dans sa cuisine ou dans sa chambre, sondera devant son miroir les méfaits des ans, d’une vie trop chargée et d’un emploi de temps assommant qui avaient tué tout embryon de communication, de spontanéité, d’affection. Chez eux, la routine, l’ennui règnent en maîtres.
Puis vint le jour où les nerfs à fleur de peau engendreront des conflits oiseux, qui culmineront en leur séparation.
Ils sont tous les deux surpris de découvrir qu’ils ne se connaissaient presque pas et qu’ils ne possédaient que très peu de choses en commun. Pourtant ils avaient bien vécu ensemble pendant de longues années? Ils s’étaient aimés et avaient élevé des enfants, pourquoi ce virement?
Il est issu de nombreux éléments, dont le principal est un changement radical hormonal qui réduira leur appétit sexuel, mais par contre, projettera d’autres aspects en eux, jusque là tapis dans leur subconscient. L’esprit, la pensée, l’émotivité, l’observation prédomineront. L’acuité de leurs sens s’étant ternie, l’homme luttera pour conserver sa vitalité en utilisant des artifices qui combleront le déficit de son corps. Pour la femme, c’est un repli surtout, mais aussi une lutte pour conserver une jeunesse qui l’avait abandonnée. Tous les deux se désisteront de tous les composants de leurs vies pour essayer de sauvegarder quelques brides de leur verve d’antan.
En prenant de l’âge, nos demandes de nos conjoints ne se baseront plus uniquement sur une attraction physique, mais réclameront un supplément de compréhension, camaraderie, intelligence, spiritualité, sophistication, raffinement dans nos communications afin de pourvoir à ce vide foré par notre négligence.

Thérèse Zrihen-Dvir

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